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SOUPER TOUCHDOWN, PROFIL DE NOUVEAU MEMBRE : Mark Pretzlaff

Mark Pretzlaff

Dans la perspective du souper Touchdown de 2019 des Gee-Gees, l'Université d'Ottawa, avec la collaboration et l'appui de l'Association des anciens de Gee-Gees Football de 1881, est heureuse de présenter chacun des nouveaux membres de son Temple de la renommée du football. Mark Pretzlaff fait son entrée au Temple de la renommée après avoir fait carrière de premier plan comme secondeur pour les Gee-Gees de 1998 à 2001.

Il arrive parfois qu'un destin se dessine au hasard. En 1998, Mark Pretzlaff a décroché le jackpot en un coup de dés. Originaire d'Edmonton (Alberta), Pretzlaff était une étoile canadienne de la défense dans la Ligue canadienne de football junior (LCFJ) quand il jouait à domicile avec les Wildcats d'Edmonton. Après la saison de 1997, il a décidé de tenter sa chance et a traversé tout le pays pour aller étudier dans une université dont il avait à peine entendu parler. Il a appris l'existence de l'Université d'Ottawa quand les Gee-Gees ont été battus lors de la Coupe Vanier de 1997.

« Le plus loin que j'avais jamais voyagé, c'était à Winnipeg, » se souvient Pretzlaff. « Alors quand je jouais au sein de la ligue de football universitaire du Québec (LFUQ), voyager à Ottawa était une occasion unique de visiter l'Ontario et le Québec. À l'époque, l'équipe de football avait déjà joué quelques demi-finales et avait déjà participé à une Coupe Vanier, alors je me suis dit que c'était une belle occasion pour moi de remporter une Coupe Vanier. »

Tout juste après avoir remporté pour la troisième saison consécutive la Coupe Dunsmore, les Gee-Gees étaient à la tête de la conférence de l'Ontario-Québec au milieu des années 1990. Au cours de la première année de Pretzlaff, Marcel Bellefeuille devenait entraîneur principal, succédant à Larry Ring. Bellefeuille a continué à profiter du succès de presqu'une décennie établi par son prédécesseur.

« Les joueurs et les équipes qui nous ont précédés avaient vraiment institué une norme et une culture, donc les attentes étaient élevées et cela se reflétait chez les entraîneurs », déclare Pretzlaff. « Je me considère très chanceux d'avoir fait partie d'une équipe qui n'était pas en reconstruction, mais utilisait son élan pour se propulser vers les sommets. »

En 1998, l'équipe avait un résultat de 6-2, mais a été éliminée très tôt de la conférence en s'inclinant devant Laval. Invaincus pendant la saison régulière de 1999, les Gee-Gees progressaient vers la finale Dunsmore, mais se sont de nouveau fait ravir la Coupe Vanier par les champions, les Rouge et Or, à la fin de leur saison.

Deux ans après leur dernière participation à la Coupe Vanier, l'équipe a entamé la saison de 2000 dans un nouvel état d'esprit. C'était la troisième saison de Pretzlaff à Ottawa, et c'est là que tout a commencé.

« C'était une équipe très particulière », dit-il. « Nous venions de partout au Canada pour former cette équipe. Nous avions des gars de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de l'Ontario, du Québec, et je pense qu'ensemble nous formions une mosaïque de personnalités uniques, réunies au bon moment. »

En 2000, la défense des Gee-Gees était redoutable aux trois niveaux. Il y avait des talents exceptionnels, de grands joueurs comme Steve Alexandre qui était un ailier vif, Pretzlaff dans les rangs des secondeurs et Lukas Shaver à la tête des demis défensifs.

L'équipe a traversé sa saison régulière avec un résultat record de 7-1, sa seule défaite lui ayant été infligée par les Rouge et Or, une fois de plus.

La devise de l'équipe, « kaizen », incitait à s'améliorer sans cesse et à ne jamais lâcher. Cette devise a été mise à l'épreuve lorsque les Gee-Gees ont fait face à leurs rivaux pendant la Coupe Dunsmore, dans la ville de Québec. Cette fois le « kaizen » a fait ses preuves — Ottawa a battu Laval, puis McMaster pendant la Coupe Churchill, puis a gagné sa place dans la Coupe Vanier.

Pendant la Coupe Vanier, peut-être que personne d'autre que cet ancien de la LCFJ n'avait mieux cerné l'équipe adverse, les Béliers de Regina. Après les championnats nationaux juniors de 1993, 1994, 1995, 1997 et 1998, les Béliers ont quitté la LCFJ, pour devenir le programme officiel de football de l'Université de Regina pendant la saison de 1999.

« Quand je jouais dans la ligue de football junior, j'ai affronté Regina pendant quatre ans sans jamais réussir à les battre, » déclare Pretzlaff.

Au SkyDome de Toronto, les Gee-Gees ont remporté le titre de champion national pour la première fois depuis la sacro-sainte saison de 1975. Pretzlaff a effectué six plaqués solos et trois plaqués assistés, tout en récupérant un placement en fin de match, contribuant ainsi à sceller la victoire de l'équipe. Il avait enfin battu les Béliers et brandi la Coupe Vanier, et c'est ce qui l'a décidé à venir à Ottawa — inspiré par un kaizen spécial.

« C'était génial de me hisser au plus haut niveau, mais y parvenir en battant l'équipe qui m'en a fait baver pendant tant d'années a été la cerise sur le gâteau », dit-il.

Après avoir reçu le titre de première équipe d'étoiles de la Ligue de football universitaire du Québec (LFUQ) en 2000, Pretzlaff était promis à de plus grands lauriers pendant sa saison en tant que sénior en 2001. Avec son 1 m 83 et ses 210 livres, le secondeur a mené les Sports universitaires de l'Ontario (SUO) au rang de meilleure première équipe d'étoiles canadiennes, et de première équipe d'étoiles, il a remporté le Trophée du président à titre de meilleur joueur défensif actif des SUO.

Après son excellente saison, il s'est engagé avec les Roughriders de la Saskatchewan comme agent libre. Peu après, il est retourné à l'Université d'Ottawa en 2003 pour obtenir une maîtrise en gestion du sport.

Pretzlaff a commencé sa carrière professionnelle aux Services des sports de l'Université d'Ottawa, puis a fait un passage aux SUO, à l'Université polytechnique de Kwantlen, avant d'occuper diverses fonctions, dont celui de directeur sportif au Southern Alberta Institute of Technology (SAIT). Aujourd'hui, il a laissé le domaine sportif et occupe un nouveau poste dans l'administration municipale.

« Le football et l'Université d'Ottawa m'ont vraiment préparé pour la vie, » dit-il.

« Le football m'a donné l'occasion non seulement de faire du sport, mais d'obtenir un diplôme. Quand je suis arrivé à Ottawa, je me suis dit que ce serait déjà une chance de recevoir un diplôme rien qu'une fois. En dépit du fait qu'il fallait jongler avec les activités sportives et universitaires, j'ai été très chanceux d'acquérir deux diplômes et aujourd'hui je suis énormément reconnaissant de recevoir cet honneur. »

Près de 20 ans après être devenu champion national, Pretzlaff contemple le programme de football actuel, qui est toujours au niveau national des prétendants aux SUO, et y voit une continuation de la culture dans laquelle il a été accueilli et qu'il a contribué à développer.

« Cette culture, créée dans les années 90 et au début des années 2000 a été bien établie, et n'est pas le fait d'un seul individu, que ce soit Chris (Evraire), Jean Ousmane (Tounkara) ou même Phill (Côté). »

« C'est un testament qui a été légué non seulement l'équipe, mais aussi à l'Université, juste au moment où je suis arrivé et qui se renouvelle constamment aujourd'hui, » dit-il. « Évidemment, le jeu a beaucoup changé depuis, à mon époque c'était plus simple. Vous avez choisi l'université qui correspond le mieux à vos besoins en matière d'études et de football. De nos jours, il y a un tas d'autres facteurs qui entrent en compte, mais cette culture est restée intacte. »