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L’équipe masculine de rugby des Gee-Gees s’éduque sur l’injustice sociale 

Photo : Greg Kolz.
Photo : Greg Kolz.
Dans le but de mieux comprendre et combattre l'injustice sociale, leGee-Gees de l'Université d'Ottawa ont répondu à l'appel au changement et entrepris un travail d'introspection. L'injustice raciale ayant dominé l'actualité l'été dernier, l'équipe masculine de rugby donc décidé, d'un commun accord, de s'éduquer sur le sujet.
 
Une étape importante de cette démarche a été de s'inscrire à Lessons Injustice, un cours en ligne UDocs comprenant neuf parties, pour apprendre à reconnaître et à combattre le racisme explicite et systémique qui mine l'ensemble de notre société.

Grâce à un éventail de professionnels des affaires, du droit et de la médecine, l'équipe a pu en apprendre davantage sur les manifestations d'injustice dont sont victimes les personnes autochtones, noires et de couleur dans ces milieux et dans la société en général. 

L'équipe a aussi pris conscience de l'importance des actions antiracistessurtout dans le contexte du racisme anti-Noirs. Les sujets abordés comprenaient notamment de l'information sur la législation en matière de droits de la personne et les effets néfastes de la discrimination raciale sur le niveau de stress, le taux de dépression et la santé physique des communautés et des personnes qui en font l'objet. 

L'équipe a également eu la chance d'en apprendre plus sur une pionnière de la lutte pour l'égalité raciale au Canada, un enjeu qui dépasse largement les frontières de notre pays.

En effet, le cours raconte l'histoire de Viola Desmond, figure emblématique du mouvement canadien pour les droits et libertés qui a été incarcérée, condamnée et mise à l'amende pour avoir défié l'ordre de quitter la section réservée aux Blancs dans un cinéma de Nouvelle-Écosse en 1946. Il s'agit de l'un des premiers cas connude contestation judiciaire de la ségrégation raciale par une femme noire au Canada, lequel a attiré l'attention de tout le pays sur la lutte pour l'égalité des droits.

Au terme du cours, l'équipe a participé à une discussion virtuelle de deux heures avec l'un des spécialistes du cours, Alex Ikejianiun professeur auxiliaire de la Faculté de droit.

Les paroles de cet ancien étudiant-athlète de l'Université du Manitoba ont suscité une réflexion profonde au sein de l'équipe.

« Alex nous a parlé d'une fois, sur son campus, où le changement a été amorcé par des étudiants blancs qui avaient remarqué un problème de racisme dans leur programme. Ça m'a marqué », explique James Fleming, un arrière de cinquième année.

« Ce n'est pas parce qu'on ne subit pas soi-même l'injustice qu'on ne peut pas agir. De grandechoses peuvent se produire quand des témoins se mobilisent pour défendre des personnes qui subissent des atteintes à leur dignité. »

Durant la discussion, les membres de l'équipe ont réitéré leur volonté d'évoluer, d'apprendre et de changer.  

« Les conversations les plus efficaces sont celles où, en plus d'écouter, les gens reconnaissent et décortiquent leurs propres préjugés», dit Noah Toor, un talonneur de quatrième année. « Nous devons, collectivement, continuer dans cette voie. » 

Alex Ikejiani a laissé l'équipe sur ces mots :

« Le sport est une magnifique expression d'athlétisme, d'intelligence et de maîtrise. Il permet d'établir la confiance et le respect, et représente des idéaux auxquels tous les humains aspirent. De Jackie Robinson à Billie Jean King en passant par le président Nelson Mandela, le sport a été utilisé pour éduquer les autres et provoquer des changements sociaux. »

« Les athlètes universitaires sont des chefs de file et des ambassadeurs de bonne volonté dans leur milieu, et je vous encourage tous à vous inspirer de ceux et celles qui vous ont précédés pour bâtir un héritage basé sur l'inclusion, l'acceptation et l'amour. » 

Les membres de l'équipe ont beaucoup aimé le cours et les discussions, mais ils savent que le travail ne s'arrête pas là.

« C'est un excellent point de départ, mais ce n'est pas le genre de chose qui se règle en une discussion »dit l'entraîneure-chef, Stephanie Crawley. « L'inclusion est un ingrédient important d'une bonne culture de rugby. Dans notre sport, la diversité est une force. Nous savons qu'il y a encore beaucoup de travail à faire et nous sommes déterminés à le faire. » 

En plus de se pencher sur le racisme et les injustices sociales, l'équipe poursuit ses efforts pour appuyer la communauté LGBTQ+ à l'intérieur et à l'extérieur du campus.

Le cours Lessons Injustice a aussi été intégré à plus large échelle aux sports universitaires. Toutes les équipes des Gee-Gees devront le suivre dans le cadre de leur formation sur la sécurité dans le sport.